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Marcinelle, le 17 octobre 2011. La Câblerie de Charleroi, ce fleuron de l’industrie wallonne qui, à l’origine, faisait partie des ACEC, connaît, ces dernières années, un regain d’activité et a plus que doublé ses effectifs pour répondre aux demandes grandissantes des marchés internationaux.
Plus de 80% des câbles produits sont ainsi exportés aux quatre coins du monde afin de faire face aux chantiers les plus fous : Chine, Emirats Arabes Unis, Qatar, France, Espagne, Italie et Allemagne, pour ne citer que les principaux… Ajoutons à cela les interconnexions des réseaux européens ou encore la multiplication de sites décentralisés de production d’énergies vertes… autant de défis électriques titanesques dont les ‘cordons ombilicaux’ sont bien souvent carolos.
« Cette journée est symbolique à plus d’un titre », explique Michel Martin, Président de Nexans Benelux, d’Agoria Hainaut-Namur et Vice-Président du Comité de Développement Stratégique de Charleroi. « Notre usine qui était laissée pour morte il y a à peine 10 ans, a montré avec Nexans qu’il est possible de forcer le destin en restant à la pointe du progrès et en investissant dans le savoir-faire ».
Il faut dire qu’en matière de câble, on sait y faire à Charleroi depuis que les ACEC ont lancé la première ligne de production en août 1910. Le ‘Pays Noir’ était alors une des régions les plus dynamiques au monde et devait s’équiper pour faire face à l’arrivée de l’électricité et des transmissions téléphoniques.
Réseaux électriques de Bangkok, câblage des tramways du Caire, système norvégien de chauffage du sol des horticulteurs … la CDC est partout, fait office de précurseur à bien des égards et croît de façon inouïe jusque dans les années 70. La CDC à l’époque, c’était 15.000 tonnes de cuivre englouties par an, 60.000 tonnes de fils et câbles expédiées, un chiffre d’affaires de 3,5 milliards de francs belges qui faisait vivre les familles de plus de 2000 ouvriers et d’une cinquantaine d’ingénieurs.
La crise des années 80 fit son œuvre dévastatrice et l’usine agonisante passe de mains en mains avant d’être reprise par Nexans, l’expert mondial de l’industrie du câble, en 2000. C’est un pari sur l’avenir qui est fait. La société française investit en masse, rénove à grands frais le site de Marcinelle pour en faire un de ses principaux pôles de production en Haute et Très Haute Tension.
« Ce sont désormais quelques 350 personnes qui se divisent en 5 équipes afin de faire fonctionner l’usine 24 heures sur 24 dans un climat social serein et délivrer des produits à très haute valeur ajoutée », conclut fièrement Christophe Terisse, Directeur du site.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là et Nexans a repris le flambeau de l’innovation dans un secteur d’activité en plein bouleversement à l’échelle planétaire.
« La Haute Tension et, par extension, le site de Marcinelle sont au cœur de l’intérêt majeur du Groupe », explique Jaak Hulsbosch, Administrateur Délégué de Nexans Benelux. « Nous possédons dans cette usine plusieurs atouts qui nous permettent de parfaitement satisfaire les exigences du marché mondial de l’énergie ».
Or, il s’agit d’un secteur très spécifique qui doit faire face à 4 mégatendances : la croissance des populations, l’expansion explosive de la consommation énergétique, le développement des ressources renouvelables et la multiplication des contraintes environnementales.
En outre, les infrastructures existantes deviennent insuffisantes et le réseau du ‘vieux continent’ n’est pas prévu pour transférer de grandes quantités énergétiques sur de longues distances, ce qui deviendra une nécessité absolue si l’on se tourne de plus en plus vers les énergies vertes qui sont plus éparpillées sur le territoire.
Enfin, les réseaux doivent, eux-aussi, devenir plus intelligents… Ce sont les fameux « Smart Grids» qui garantissent une plus grande efficacité de production, une meilleure fiabilité et donc une plus grande sécurité, une meilleure flexibilité permettant de rediriger, partager ou importer l’énergie en fonction de l’offre et de la demande, et un plus grand respect de l’environnement.
De façon globale, Nexans s'attèle à rendre ses produits toujours plus sûrs et rentables pour ses clients en promouvant l’isolation HFFR (sans composant halogène et résistant au feu) en Basse, Moyenne et Haute Tension ainsi qu’en éliminant le plomb de ses câbles. C’est d’ailleurs dans ce même souci d’efficacité que les ateliers de Marcinelle proposent des lignes de haute tensioncompactes et plus légères avec un écran d’aluminium soudé laminé, ce qui permet d’obtenir des longueurs plus importantes, de limiter les connexions et d’ainsi réduire l’entretien des liaisons.
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